FAQ

Vous êtes nombreux à poser des questions sur la monnaie locale : comment ça marche, ce que c'est... Voici une "foire aux questions" qui recense les plus courantes !
  • Le périmètre
  • Les objectifs d’une MLC
  • Membres du réseau : les prestataires
  • Membres du réseau : utilisateurs
  • Utilisation de la MLC
  • Fonctionnement d’une MLC
Le périmètre

Quel territoire est-il concerné par la monnaie complémentaire ?

Le territoire c’est l’aire toulonnaise : Vallée du Gapeau, Hyères, Toulon, Revest, Ollioules, Six-Fours, etc.


Pourquoi l’aire Toulonnaise et pas le Var ?

Il s’agit d’un bassin de vie dans lequel les habitants effectuent la majorité de leurs achats quotidiens, ce territoire « leur parle ». Un territoire plus large induit aussi une organisation différente car les référents doivent couvrir tout le territoire donc les rencontres se compliquent par la distance.

Mais nous sommes en lien avec plusieurs partenaires et porteurs de projet de monnaie locale dans le Var et dans la Région, plus ou moins avancés.


Quid sur une monnaie complémentaire… pas forcément locale (exemple Coopek)?

Une monnaie complémentaire n’est en effet pas forcément locale, plusieurs réflexions existent avec différents niveaux d’avancement. Leurs objectifs ne sont pas tout à fait identiques à ceux d’une monnaie locale. Elles s’adressent par exemple uniquement aux entreprises, comme l’exemple du Coopek, monnaie complémentaire nationale mise en place fin 2016, uniquement numérique.

Tout le monde économique a compris que la MLC est une bonne chose en matière de politique économique de proximité. Elle permet de rapprocher les acteurs locaux autour de valeurs communes de partage et de solidarité. Elle permet aussi de recentrer l’activité économique dans un périmètre restreint qui renforce et développe le tissu économique local.

L’exemple du Crédit Agricole est flagrant, même cette grande banque internationale s’est engagée dans cette direction en créant sa propre monnaie complémentaire virtuelle, le Tookets.


Les objectifs d’une MLC

Organiser la relocalisation

Une MLC implique un réseau local d’utilisateurs et prestataires, en circuits courts, elle permet donc de soutenir les activités économiques localement, voire le développement de nouvelles activités en accord avec les valeurs de la charte soutenues si les utilisateurs le valident.


Une dynamique durable ?

Si tous les acteurs jouent le jeu et que le réseau se développe, la dynamique peut s’installer durablement. Ca repose sur l’engagement de tous !


Une monnaie locale est-elle réellement solidaire ? Elle privilégie une part très restreinte d’acteurs, au lieu d’être générale

Être solidaire signifie « Qui est ou s’estime lié à quelqu’un d’autre ou à un groupe par une responsabilité commune, des intérêts communs » et la MLC est solidaire dans le sens qu’elle lie des personnes ayant des valeurs et volontés communes. Elle restreint les acteurs au sens où pour entrer dans le réseau ils doivent adhérer à la charte des valeurs de la monnaie. mais en même temps, tout acteur qui la respecte est le bienvenu. L’élargissement du réseau, qui signifie que de plus en plus d’acteurs locaux s’engagent à porter ces valeurs, est bien l’objectif final.


La MLC empêche les échanges et favorise l’égoïsme et le repli sur soi !

La MLC n’est pas du tout créée dans ce but, bien au contraire. Elle incite à développer les échanges et redynamiser l’économie localement ainsi que les relations entre consommateurs, prestataires, producteurs dans un esprit d’ouverture et de partage.


Elle contribue à un appauvrissement des consommateurs par l’obligation de consommer pour utiliser la MLC ?

Effectivement, une MLC n’est pas faite pour être épargnée mais pour circuler et ainsi créer des richesses localement. Mais il n’y a pas d’obligation à consommer car chacun choisit librement la somme convertie. Il peut même être mis en place, une fois MLC bien établie, un système de prime à l’achat : 20 € changés = 21 unités MLC, ce qui participe donc à une amélioration du pouvoir d’achat.


Membres du réseau : les prestataires

Quel est le public visé ? Commerçants, prestataires de services, producteurs, grandes entreprises ?…

Tout le monde est concerné, tout ceux qui veulent adhérer à la charte et participer à la Transition. Tout type d’activité économique peut entrer dans le réseau d’une MLC dès qu’elle s’inscrit dans les valeurs de la charte de cette monnaie. La MLC concerne tout le monde, un maximum d’utilisateurs permettra la réappropriation de l’économie localement.


La monnaie sera-t-elle limitée aux commerçants bio ou aussi à ceux qui ont envie de changer (local, bio, social-solidaire) ?

Les critères d’acceptation des professionnels dans le réseau de la MLC sont précisés dans le questionnaire d’affiliation, auquel le prestataire qui a pré-adhéré répond avec un ambassadeur de La Fève pendant un entretien personnalisé.

Ils reposent sur les valeurs de la charte, qui ne limite pas au « bio » et qui indique bien la volonté de changer les habitudes pour aller vers des systèmes de production et consommation plus respectueux de l’humain et de l’environnement.


Quels intérêts pour chacun ? Comment donner envie aux commerçants d’utiliser cette monnaie locale ?

Les intérêts sur le plan économique :

  • Relocaliser certaines activités pour améliorer la résilience de nos territoires, revitaliser l’économie locale et soutenir l’emploi ;
  • Développer les approvisionnements et la consommation en circuit court ;
  • Favoriser les relations inter-entreprises et plus largement inter-acteurs (entreprises, citoyens, collectivités) ;
  • Parvenir à l’autonomie financière ;
  • Augmenter la richesse locale, la MLC tourne plus vite que l’Euro ;
  • Inciter à l’utilisation des banques éthiques comme La Nef.

Les commerçants vont gagner dans les échanges locaux ?

Bien sûr, si le commerçant accepte La Fève et joue le jeu, il aura de la visibilité avec la communication faite par l’association, ce qui peut attirer de nouveaux clients utilisateurs de la MLC.

Entrer dans le réseau de La Fève permet aussi d’avoir des relations privilégiées avec d’autres commerçants et des actions communes, des relations d’entraide peuvent émerger.

Elle permet de sortir du système économique actuel, basé sur la concurrence et la rareté des biens, et d’entrer dans un système d’échanges sains et solidaires avec des acteurs économiques que l’on côtoie au quotidien (lien, partage,..)


Confiance éthique du commerçant avec de la monnaie locale en liquide ? Fraude possible ?

La MLC sous forme de monnaie physique permet de plus facilement prendre conscience concrètement de la valeur des échanges et de nos choix de consommation. Les utilisateurs et prestataires font partie du même réseau, peuvent se rencontrer régulièrement au sein de l’association et acceptent une transparence de fonctionnement. Ce rapprochement utilisateurs-prestataires induit des relations plus fortes et permet la confiance.


Comment gérer sa compta et ses déclarations avec une monnaie complémentaire ?

Le professionnel doit simplement créer une ligne supplémentaire, sur sa caisse enregistreuse ou sur son journal de caisse et dans sa comptabilité, pour enregistrer les encaissements ou les paiements en MLC (1 MLC = 1€), exactement comme il le fait déjà pour les encaissements par cartes bancaires, tickets restaurant ou coupons divers.

Pour les déclarations, elles se font toujours toutes en euros en intégrant 1MLC = 1€.


Membres du réseau : utilisateurs

Cela ne va-t-il pas être compliqué pour les citoyens de lâcher les euros ? Pourquoi utiliser une MLC ?

Il s’agit bien au départ d’un engagement citoyen, presque militant, de vouloir réellement choisir où va son argent. Ainsi pour élargir les utilisateurs, il est important de bien communiquer sur les avantages de la MLC (création de richesses locales par le développement des circuits courts, amélioration des relations sociales…) et de faciliter le fonctionnement de la MLC.


Une MLC n’a aucun impact local, car on va rarement faire 50 Km pour ses achats, gros ou petits ?

En effet, mais on peut acheter près de chez soi des produits qui ont fait 10 000 km ! La MLC a vocation à privilégier les circuits courts et les produits locaux permettant de tisser des liens sociaux et économiques de proximité.


Chacun, euros ou MLC, sait ce qu’il veut acheter ou pas ?

Oui chacun sait ce qu’il veut comme type de produit mais il ne sait pas si le prestataire est réellement dans une démarche éthique et écologique. Les professionnels adhérents à La Fève sont aussi adhérents à sa charte de valeurs. Les consommateurs peuvent donc se fournir en toute confiance auprès d’eux. De plus, les utilisateurs savent aussi que leurs euros échangés en MLC servent au développement local.


Utilisation de la MLC

Que peut on acheter avec une monnaie locale ?

Une monnaie locale permet d’acheter des biens mais aussi des services, du moment qu’un des prestataires adhérent du réseau le propose. Une des missions importantes pour les MLC est celle des ambassadeurs qui permettent d’élargir le réseau des prestataires.


Comment échanger la MLC en Euro et inversement ? Où cet échange est-il possible ?

Les utilisateurs peuvent échanger leurs € en monnaie locale dans ce qu’on appelle des « comptoirs d’échange ». Il s’agit le plus souvent de magasins de prestataires adhérents au réseau et au local de l’association, si elle en dispose.

Concernant la possibilité d’échanger de La Fève en Euros, celle-ci est réservée aux prestataires qui ne peuvent pas remettre en circuit toute la monnaie locale qu’ils récupèrent (car leurs fournisseurs ne l’acceptent pas encore par exemple…). Lors de la conversion de MLC en Euros , il est possible d’appliquer une décote de quelques pour cents qui permet de financer le fonctionnement de l’association et investir dans des structures porteuses des mêmes valeurs. Le but c’est de faire circuler le plus possible La Fève entre particuliers et professionnels.

La conversion de Fèves en Euros se fait auprès de la banque gérant les fonds de la MLC (pour nous : La Nef) ou l’association selon des modalités à déterminer.


Quel taux de change avec l’Euro ?

1 MLC = 1 €, pas de change possible à partir d’autres monnaies.


Est-il possible de constituer une épargne en monnaie locale ?

Non, la monnaie ne prend pas de valeur avec le temps, elle est faite pour circuler. Certains systèmes comme la fonte lui font même perdre de la valeur avec le temps pour inciter à sa circulation.


Comment la monnaie locale soutient les projets locaux ?

Une partie des montants des adhésions, de la convertibilité ou de la fonte et, dans la durée, les intérêts du compte de dépôt de garantie (les Euros échangés en Fèves) peuvent être reversés à des projets locaux en accord avec les valeurs de la charte et validés par les adhérents de l’association. La Nef permet aussi de choisir l’orientation de l’utilisation des sommes déposées vers le financement de projets locaux.


Y a-t-il des sommes minimum ou maximum à payer en MLC ?

Le minimum correspond au billet le plus petit : 1 Fève. Pour le maxi, les prestataires et professionnels décideront quelle somme maximum ils veulent accepter en fonction de leurs capacités à écouler La Fève, selon leurs propres choix.


Fonctionnement d’une MLC

Pourquoi perte de la valeur de la monnaie si échange à la banque de la MLC en euros ?
Pourquoi une monnaie fondante (durée de validité limitée des billets) ?

Cette perte de valeur à la reconversion en € ou la mise en place de la fonte, servent à inciter les consommateurs, commerçants et prestataires à faire circuler au maximum la monnaie et à solliciter de nouveaux prestataires pour élargir le réseau. Certaines monnaies appliquent un taux de change pour les reconversion en euros (3 à 5%), de même pour la fonte (avec des différences sur les délais de validité des billets).

Pour le moment il n’y a pas de fonte pour La Fève. Si ça devait être le cas, l’argent issu de ces opérations sera de toute façon réinvesti dans l’association, pour donner un bonus lors de l’échange €-MLC, ou pour financer des projets en accord avec les valeurs de la charte.


Est ce que la MLC peut fluctuer selon la Bourse ? Si une crise financière arrive, que devient la monnaie par rapport à l’Euro ?

La MLC n’est pas une monnaie directement liée aux marchés boursiers. Elle suit l’euro sur lequel elle est adossée (1 MLC = 1 €) et donc en cas de crise et d’effondrement de l’euro, elle suivra le même cours.

Toutefois, une MLC étant basée sur des échanges réels et circulant au sein d’un réseau de confiance, elle peut permettre en cas de crise justement de maintenir les possibilités d’échanges en cas de boucle locale d’activité économique complète du fournisseur initial au vendeur, comme ça fut le cas en Grèce.


Comment imprimer les billets (infalsifiables) ?

Plusieurs dispositifs de protection existent pour rendre les billets de MLC infalsifiables, comme pour les billets en €, afin qu’on ne puisse pas les photocopier (risque le plus important). Certains applique une pastille spécifique dessus, mettent des inscriptions en relief, utilisent des encres spéciales, filigrane, hologramme…

La Fève utilise plusieurs sécurités : une encre métallique, une encre fluorescente, un numéro de série unique par billet, des caractères très fins et un gaufrage (relief) de la valeur du billet en braille. C’est plus que dans la plupart des autres monnaies locales en France, et donc largement suffisant pour éviter la reproduction frauduleuse des billets.


Si une monnaie complémentaire disparaît, que faire avec les billets restants ? Gardent-ils une valeur pendant un certain temps, comme lors de la disparition du Franc ? Si oui, comment valider les sommes encore inutilisées ?

En cas de disparition d’une MLC, le fond de garantie, déposé dans la banque partenaire, qui couvre en euro l’intégralité des billets émis en MLC, permet le remboursement.


Que se passera-t-il pour les MLC si la monnaie papier (euro) disparaissait ?

Une monnaie locale n’est pas forcément « papier » non plus. De plus en plus de monnaies existantes développent des systèmes dématérialisées, certaines sont même uniquement numériques, il existe donc déjà des dispositifs adaptés pour ce type de transactions.


Est ce qu’il est déjà prévu une législation au niveau national pour les monnaies locales ?

Oui, les monnaies locales complémentaires ont été reconnues dans la Loi sur l’Economie Sociale et Solidaire de mai 2014.




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